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jeudi 28 juillet 2011

A Domicile 2007-2010 : téléchargez le bulletin de souscription

A Domicile autour de la danse contemporaine a voulu faire un retour sur les Résidences et les créations auxquelles elles ont donné lieu depuis leur création en 2007.
Un ouvrage est en cours de publication : il restitue, essentiellement au travers de photographies, la vingtaine de créations qui a eu lieu pendant ces quatre années. 

Il est disponible sur souscription :  vous pouvez télécharger le bulletin ci-dessous.

mercredi 27 juillet 2011

Présentation des ateliers "Late Show" et "Où est passée Mme Gonzalez?"

Compte-rendu des rencontres du vendredi 22 juillet 2011 – 18h


Artistes invités :
-          Chiara Gallerani (atelier Late show)
-          Viviana Moin (atelier Où est passée Madame Gonzalès ?).

Viviana Moin (VM) : présentation du projet  Où est passée Madame Gonzalès ?

L’atelier : l’intention,  le projet

VM est argentine, Mme Gonzalès était la pianiste qui accompagnait ses cours de danse quand elle était enfant. Elle ne la connaissait pas particulièrement, elle restait « anonyme » mais a finalement beaucoup compté dans sa vie, car arrivée au cours de danse à Paris, VM s’est aperçue que le piano « sonnait pareil », ce qui a ravivé ses souvenirs. Elle a donc créé une pièce intitulée « Où est passée Mme Gonzalès », qui était une façon de lui rendre hommage.

Dans le projet, il ne s’agira pas bien sûr de Mme Gonzalès, mais de transposer une façon de travailler : VM demande aux participants de chercher en mémoire quelqu’un qu’on a oublié, un lieu qu’on a « perdu », et dont un jour on se demande soudain – parce que quelque chose a ravivé ce souvenir-  « mais qu’est-ce qu’il(elle) est devenu(e) ? Qu’est-ce qui s’est passé ? »
VM travaille habituellement seule, le défi est ici d’articuler les souvenirs des uns et des autres : il y aura des surprises quand on commencera à travailler ensemble, il y aura peut-être des histoires en commun, des duos, des trios qui se formeront…- et il peut être intéressant aussi d’inventer des souvenirs.

L’atelier s’articulera autour de 2 axes : l’écriture d’un récit, et la danse.
« Dans la vie on fait souvent plusieurs choses à la fois, c’est pareil dans la pièce : je danse un peu, et tout à coup je parle au public, je me souviens d’une dame, d’un lieu, d’un rêve… »  Pour VM, le plus intéressant sont les sensations (lumière, son, odeur…), les « détails » qui déclenchent la parole, qui parlent de l’état dans lequel on était alors et se mélangent à la danse.
La danse est un travail improvisé, mais très structuré en s’inspirant de choses vues : mouvements dans la nature, mer, plantes, animaux….

Il s’agit donc de « faire de la poésie » : pas forcément de parler de belles choses, mais de trouver quelque chose qui nous touche, nous frappe, ravive la mémoire… Un pianiste accompagnera la partie dansée et les récits.

Les participants / l’organisation
Un groupe de 6 à 10 personnes.
Pas de condition d’âge, mais plus les participants seront âgés, plus ce sera sans doute intéressant.

Horaires à déterminer : VM imagine une plage journalière fixe de 2h, peut-être en fin de journée (18h-20h ? à voir avec les participants.) (atelier du 31 août au 10 septembre)

On travaillera à partir de textes qu’on aura écrits, de même pour la danse (parcours/idée pré-déterminés même si les mouvements ne sont pas fixés)



Chiara Gallerani (CG) : Présentation du projet Late Show

L’atelier : l’intention,  le projet

Late show est le titre d’un talk-show très connu et très populaire aux USA, avec pas mal de frictions.
 Comment transposer ce spectacle d’une rue de Manhattan à New York, à Guissény ? L’idée est de proposer un dispositif formel non verrouillé, d’ »exploser » le cadre télévisuel, de s’en inspirer pour mettre en jeu des matériaux.

Ce sera donc un « talk show » : les ateliers permettront de savoir comment ça se passe, comment on va procéder, sur quoi on intervient, comment on se met en jeu, quel « état de corps » est possible.
Les participants se créeront un personnage de « talk show » à partir de quelques envies ou idées (un bout de film, de texte…) : « ce genre d’expérience tient beaucoup du désir réciproque. On sera deux meneurs, on propose de passer des moments dont on ne connait pas les tenants et aboutissants, ça se fera in situ. »

L’idée est de constituer une « partition » à partir des désirs et sollicitations des uns et des autres (on trouvera le thème après) et d’y mettre de l’aléatoire

Les participants / l’organisation
Tous ceux qui veulent : plus il y aura de participants, mieux ce sera…
Le « talk show » est un prétexte pour interpeler, faire surgir, présenter… : on parlera de ce qui est en train de se passer, de l’actualité locale de la semaine, l’essentiel étant de garder un « réalisme de proximité »
Tous médias possible : il y aura des ateliers du corps pour que ce soit un médium possible.

CG sera accompagnée de Frédéric Danos, performeur : ils seront les 2 meneurs qui provoqueront, commenteront, discuteront, et seront éventuellement pris à parti. Il y aura une trame écrite, et des « zones » plus improvisées.
CG imagine quelque chose sur un temps assez long pour que les gens puissent partir et revenir…

Organisation des ateliers : à la demande - tout le monde n’aura pas besoin d’être là au même moment (sauf pour quelques répétitions générales), il sera possible d’organiser des ateliers sur peu de temps, à différents moments de la journée en fonction des participants, de tester des apparitions,….
Pas de casting

lundi 18 juillet 2011

Présentation de l'atelier "Sirènes"

Compte-rendu de la rencontre avec l'artiste - Samedi 9 juillet

 Artiste invitée :
-          Marta Izquierdo Munoz (atelier « Sirènes ») accompagnée de Nicolas Cadet, administrateur et diffuseur de Lodudo (produccion)

Marta Izquierdo Munoz (MIM) : présentation du projet  « Sirènes »

L’atelier : l’intention,  le projet
MIM travaille depuis 11 ans en France et a habité à Rennes pendant 5 ans. Elle a créé sa compagnie « Lodudo Produccion »  il y a 5 ans avec Nicolas Cadet, et travaille parallèlement avec différents chorégraphes.

Il y a 3 ans, elle a été invitée à créer un atelier « hors les murs » au Japon. Elle a à cette occasion rencontré l’artiste Bubu de la Madeleine qui lui a parlé des sirènes – il y a beaucoup d’histoires de sirènes au Japon, Elle s’est intéressée aux figures de la sirène dans des cultures très différentes – un intérêt porté par le côté monstrueux (dangereuse, dévoratrice) et l’ambigüité de la sirène, une figure très éloignée de l’image de la femme idéale. « Un joli chant qui rend fous les gens, c’est monstrueux ! »

« Sirènes » est un projet en 3 volets créé avec Nicolas Cadet.
Le premier volet, « Sirène »,  vaguement inspiré du conte d’Andersen, a été créé à Brest pour le  festival Antipodes 2010 .
Le 2ème volet est un solo qui sera présenté au festival de Vienne en mars 2012.

Le projet A Domicile est le démarrage du 3ème volet, qui sera un duo ou un trio.
Il est basé sur l’Odyssée de Homère et l’histoire d’Ulysse, qui parle du désir qui mène à la folie…
La figure d’Orphée, dont le chant permit à l’expédition des Argonautes de résister au chant des Sirènes, est associée dans le projet à celle d’Ulysse (peut-être sous la forme de percussions…)

« Dans presque tous mes projets, je trouve un intérêt à lier les corps et les chants : Le travail des sirènes est un travail de corps (postures, attente, corps échoués) mais aussi d’un chant que l’on créera ensemble sur la base de vocalisations… »

L’artiste Quentin Brejon  pourrait peut-être faire un film sur le principe de la « boîte noire » (travail sur le grain et les lumières contrastées – comme on imagine au coucher de soleil) (A voir selon budget)

Les participants / l’organisation

Il y aura deux groupes :
-          Un sur un bateau : il sera dirigé par Judith Cahen, réalisatrice de cinéma et collaboratrice de MIM, qui sera ici performer et incarnera Ulysse. Il y aura aussi Orphée, et au moins deux rameurs…
-          Un dans les rochers mené par  MIM : ce sera le groupe des Sirènes – même figure pour tout le monde.

Type de participants :
-          Hommes ou femmes, tous âges : 10/12 personnes minimum, plus si possible
-          Plus il y aura de gens différents mieux ce sera : MIM veut tester la sirène sans limites, avec tout  type de personnalité  qui peut être un danger pour l’autre s’il l’écoute…
-          Il faut aimer être dans l’eau : des hommes et femmes nageurs et nageuses
-          Et qui aiment chanter

Travail d’atelier : partir de l’idée de naufrages, de corps échoués, repérer des postures (pas fatigant), un peu de corps, un peu de voix… Pas de partition musicale à suivre.
On partira d’indications simples (travail du type de celui de la fanfare de la Touffe)

Horaires à déterminer, peut-être en fin de journée (à voir avec les participants.) (atelier du 31 août au 10 septembre)

Présentation des ateliers "Objets/Monstres and Co" et "Lamento"


Compte-rendu de la rencontre avec les artistes - lundi 4 juillet

Artistes invités (ateliers du 31 août au 10 septembre) :
-          Carole Perdereau (atelier Objets/Monstres and Co) -
-          Aurélien Richard (atelier « Lamento ») accompagné de Thierry Grapotte, scénographe.

Carole Perdereau (CP) : présentation du projet  « Objets/Monstres and Co »
CP connaît un peu Guissény, elle a participé en 2009 au projet de Laurent Pichaud.

L’atelier : l’intention,  le projet
Faire et défaire, construire et déconstruire un objet performatif « monstrueux » en utilisant les matériaux et  outils appropriés (scies, perceuses, marteaux etc.) ; investir le corps comme objet ; expérimenter en groupe : l’intérêt de la performance, conçue comme un « jeu » de contruction/déconstruction, est le mouvement.

« J’ai un goût pour l’entre-deux, pour donner à voir les intentions, mais pas pour voir des réalisations : ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe avant – ainsi, les transitions d’état deviennent matière. » CP

Construction et déconstruction interviennent de manière égale dans l’atelier, le temps déterminera la fin.

Les participants / l’organisation
Il faut un groupe : minimum 7 à 8 personnes, peut aller jusqu’à 15.
Pas besoin de compétences de bricoleur ni de danseur.
Pas de condition d’âge, mais manipulation d’outils : il y aura un apprentissage, il faudrait avoir plus de 12/13 ans.

Horaires à déterminer : CP imagine une plage journalière fixe de 2h/2h30, peut-être en fin de journée (18h-20h ? à voir avec les participants.) (atelier du 31 août au 10 septembre)

Implique de la part des participants d’être conscients et attentifs en permanence à ce qui se passe, à ce que font les autres.


Aurélien Richard (AR) : Présentation du projet Lamento

AR est pianiste classique de formation. Il a eu vite envie de créer des « partitions » qu’on puisse croiser entre musiciens, danseurs, etc., autour desquelles on puisse échanger.
                                                                                                             
Il a commencé avec Mickaël Phelippeau qu’il a invité sur un duo de 25 mn basé sur une partition commune réalisée avec des outils simples (lui-même n’étant pas danseur), et réalisé avec une équipe (cantatrice, éclairagiste, scénographe, ingénieur son)

AR a besoin de travailler à partir d’une pièce écrite, d’une structure contraignante (temps, rythmes, phrasés…) autour de laquelle on peut imaginer des variations qui aboutissent à des formes étranges, insolites : compression du temps d’une phrase, canons à l’envers, etc.  (clins d’yeux aux structures musicales)

Il a réalisé en 2010 une première performance pour une « fête d’anniversaire » à la Ménagerie de verre à Paris :
A partir d’une image mentale de « fin de soirée », il a distribué à l’avance à 30 invités une partition (différente pour chacun) d’actions à faire pendant 30 mn, calées sur des temps très précis ; chaque minute, une personne « »tombait » pour ne pas se relever, aboutissant au final à une image de « champ de bataille ».
Les autres invités sont rentrés très vite dans le jeu de la performance par « contamination » -

L’atelier : l’intention,  le projet

L’expérience de cette première performance, et d’un autre travail mené avec Mickaël Phelippeau sur l’idée des pleureuses, a donné naissance au projet « Lamento » :
Partir d’une procession funèbre pour arriver à un autre « champ de bataille. »

Cette performance durerait 2h à 2h30, à la tombée de la nuit. En espace ouvert non éclairé pour accompagner le déclin du jour. La parade commencerait dans le calme, peu à peu les « pistes » se brouilleraient.

La partition comprendra des données corporelles (danseuse associée : Anne Langlet), des « vocalités » (chant). Elle sera sous-tendue par un fil conducteur musical (guitariste électrique présent) qui serait aussi « source de tension » pour les participants. Un scénographe (Thierry Grapotte) sera associé à la performance.

AR mène donc un travail de partition préalable, associé à des images de films des années 1910-1920 (Murnau, etc.) , à l’idée de spirale, de labyrinthe (cf ceux des cathédrales), aux « danses macabres » et autres représentations présentes dans les églises.
Une couleur associée : le noir – Les participants sont « banalisés» et à la nuit la performance s’annule peu à peu dans le paysage.

Les participants / l’organisation

-          Groupe de 25 personnes si possible, de façon à occuper un « carré magique » matérialisé au sol par des lettres (possibilité si nécessaire de réduire à 20 participants, pas moins)
-          Pas de compétences particulières préalables demandées, ni de danseur, ni de musicien, ni autre
-          Les participants reçevront la partition par mail  10 jours avant le début de l’atelier (soit vers le 20 août)
-          Répétitions quotidiennes en soirée en situation (tombée de la nuit) : se donner collectivement des outils pour accomplir cette grande traversée de 2h30 (du 31 août au 9 septembre)
-          Mêmes partitions pour tout le monde, mais en décalé ; les participants sont en duo fonctionnant comme un miroir
-          Enchaînements simples (par exemple, au maximum une phrase de 7mn avec 30 gestes successifs, dont seulement 5 gestes différents) –
-          La principale contrainte de chacun étant de respecter les indications de temps de sa partition : un écran indiquera les décomptes.
-          Présentation publique de 2h/2h30  le samedi soir 10 septembre, qui se terminera avec l’arrivée de la nuit.

lundi 4 juillet 2011

Programme des rencontres d'été 2011


Lundi 4 juillet
Guissény : Rencontre d’été avec les chorégraphes Carole Perdereau et Aurélien Richard. Les artistes parleront de leur démarche, et des ateliers qu’ils proposeront du 3 au 10 septembre dans le cadre des Résidences A Domicile : Objets/Monstres and Co, pour Carole Perdereau,  Lamento pour Aurélien Richard. Office de tourisme, 18h, gratuit (A Domicile - autour de la danse contemporaine).

Samedi 9 juillet
Guissény : Rencontre d’été avec la chorégraphe Marta Izquierzo, qui évoquera son travail sur les Sirènes et l’atelier qu’elle proposera sur ce thème en baie de Guissény du 31 août au 10 septembre. Office de tourisme, 18h, gratuit (A Domicile - autour de la danse contemporaine).

Vendredi 22 juillet
Guissény : Rencontre d’été avec les artistes chorégraphes Chiara Gallerani et Viviana Moin,
Viviana Moin s’intéressera au lien entre évocation de souvenirs et improvisation corporelle  dans l’atelier Où est passée Madame Gonzalez? du 31 août au 10 septembre ; Chiara Gallerani travaille sur la mise en commun de nos « désordres organisés » (atelier Late show, tout est dans le titre du 3 au 10 septembre). Office de tourisme, 18h, gratuit (A Domicile - autour de la danse contemporaine).

mercredi 30 mars 2011

A Domicile - Programme provisoire des Résidences 2011

Pour cette 5ème édition, la manifestation poursuit ce qui crée sa singularité depuis 2007 tout en ouvrant ses frontières, tant géographiques qu'artistiques. Depuis 4 ans, des artistes issus du champ chorégraphique ou ayant un lien avec celui-ci sont invités à travailler sur le territoire dans une large acception lors de résidences à durées variables. Cette année, des artistes seront accueillis en résidence longue (12 jours) ou en résidence courte (8 jours). Un temps durant l’été permettra aux artistes de rencontrer les gens et découvrir le contexte et aux éventuels futurs participants de découvrir le travail de ces artistes. Des visibilités de ces projets sont envisagées durant les résidences et le temps fort aura lieu les 9 et 10 septembre 2011.  
 
Marta Izquierdo Munoz
Carole Perdereau
Aurélien Richard Viviana Moin  


Gaël Sesboüé

 AP (Aboutissement Provisoire)
Ces recherches menées de manière collective avec d'autres artistes et les
habitants donnent lieu à des temps de visibilité aux formats divers et à
l'aide de médias hétérogènes. Ces AP ne sont pas tant à appréhender comme une
fin en soi qu'à envisager comme un partage à un moment du processus, de la
réflexion.
Sur les temps de résidence allant de 8 à 12 jours, les artistes ouvriront
leurs espaces pour un travail d'ateliers et d'expérimentation.
TP (Temps de Présentation)
Un temps fort sera organisé lors de la résidence afin que la démarche des
artistes soit exposée publiquement sous forme de débat.
Le TP aura lieu le vendredi 9 septembre.
BN (Bal Nocturne)
À la fin de la manifestation et jusqu’au bout de la nuit.
Des extraits de pièces de danse choisis par les artistes en résidence seront
transmis aux personnes qui voudront bien se prêter au jeu de les apprendre et
de les danser dans la foulée. Ces pièces seront choisies soit parce que les
artistes les ont interprétées, soit parce qu’elles ont été importantes dans
leur parcours de créateur ou de spectateur, soit pour des raisons encore
inconnues à ce jour.
BS (Bibliothèque de Sources)
Une BS sera ouverte sur la période de résidence, proposant de feuilleter,
visionner, écouter, découvrir les recherches et travaux précédents des
artistes, les sources et oeuvres qui les ont inspirés, stimulés ou qui
suscitent leur intérêt, quelques archives des précédentes éditions de À
domicile, d'éventuelles traces des résidences en cours, etc.
Cette BS s'étoffera au fur et à mesure. Tout un chacun sera à même de
l'enrichir et ainsi de la redéfinir. Pour le moment, la bibliothèque de
Guissény est le lieu pressenti.
FR (Fausse Radio)
Des entretiens, des enregistrements, des extraits sonores et musicaux seront
diffusés quotidiennement dans les rues de Guissény. Un éventuel partenariat
avec une radio est envisagée.
AA (Ateliers Annuels)
Durant l'année, le chorégraphe Gaël Sesboüé donne une série d’ateliers. Ceuxci
se déroulent sur l’année avec une classe de CE2 CM1 à Guissény et une
classe de CM2 à Lesneven. Ceux-ci donneront lieu à une présentation lors des
AP.

Mickaël Phelippeau
 
 
 Marta Izquierdo Muñoz
Sirènes
Marta Izquierdo, suite à sa rencontre avec l’artiste japonaise Bubu de la Madeleine, a entrepris un cycle de projets autour de la sirène. Après« Sirène « (festival Antipodes 2010 – Le Quartz, Brest), vaguement inspiré du conte d’Andersen, elle s’intéresse ensuite aussi bien à son imagerie dans la culture populaire contemporaine (« He matado al principe – mon coeur est un océan »), qu’à l’aspect hybride de la créature mythologique, à la fois femme séductrice douée de talent merveilleux pour le chant et la danse, animal carnivore et muse.

 

Pour le festival « A domicile », Marta propose, à partir d’une pratique de
corps et d’un travail vocal, d’amener chaque participant (indifféremment
hommes ou femmes, ados et adultes) à construire sa propre sirène. Cela
aboutira ensuite à une performance collective en baie de Guissény où toutes
les sirènes tenteront d’attirer des bateaux et barques afin de les faire
s’échouer sur la grève.

Marta Izquierdo
© Nicolas Cadet
Née à Madrid en 1972, Marta Izquierdo étudie la psychologie puis la danse.
Elle intègre le CCNRB de Catherine Diverrès (2001-2007), puis travaille sur
les projets de François Verret, MarkTompkins, Patricia Allio et Eleonor Weber.
Elle mène ses propres projets depuis 2007 au sein de sa compagnie [lodudo]
producciòn : « She’s mine » (Festival d’Avignon 2008), « Walking on thin ice »
(Festival Mettre en Scène 2008, Rennes). Lauréate d’une bourse Culturesfrance
Hors Les Murs au Japon, elle crée « Rojo » avec Norico Sunayama, puis
« Sirène » avec Jean-François Pauvros (Festival Antipodes 2009 & 2010, Le
Quartz - Brest). Elle prépare actuellement « Sirens », un trio en
collaboration avec Mark Tompkins et Frans Poelstra, “he matado al principe
(mon coeur est un océan)” un solo, et « my name is Britney Spears » avec
Samuel Pajand.
Par ailleurs, elle mène régulièrement des ateliers à l’invitation
d’universités, d’écoles d’art, de théâtres ou de festivals.
Elle apparaìt également dans les films de Mickaël Lheureux (“Kathleen et
Marta”) et Judith Cahen (« Le flou et le flouz »).

Carole Perdereau
Objets/ Monstres and Co
Comment tel un monstre à plusieurs têtes construire un objet commun avec
plusieurs idées en même temps?
En proposant un atelier performatif avec l'utilisation de matériaux très
divers et avec un travail d’intention des corps, nous chercherons à construire
et déconstruire, à façonner un objet en mouvement perpétuel.
- Carole Perdereau
© Carole Perdereau
Après quelques années de danse classique aux conservatoires d'Orléans et
Tours, elle étudie aux Rencontres Internationales de Danse Contemporaines à
Paris où elle obtient le DE en 1992 puis elle se forme à l' école School For
New Dance Development à Amsterdam de 1995 à 97.
Comme interprète, elle travaille avec Loïc Touzé depuis 2003
Chance
Fabienne Compet, Julika Mayer, Le Clubdes5, Res Publica, Frédéric Le Junter,
Pierre Droulers, Donald Fleming.
Comme chorégraphe elle réalise:
texte
5
En 2006, elle fonde l’association Lisa Layn avec la scénographe Annabel
Vergne.
(Love, 9, La), également avec Laurent Pichaud, Latifa Laâbissi, Sylvain Prunenec,Travers (2011), A faire chez soi d' après le= jonchée de Anne Parian (2008), Micro Music (2007), Between 5 to 5 and(2002), Ex (1998).

Aurélien Richard
LAMENTO
© Nicolas Le Moal
Lamento est le second volet d’un ensemble de propositions performatives amorcé dès juin
2010 par Aurélien RICHARD avec « Limen », commandé par Thomas FERRAND, en
partenariat avec Projet Libéral, Liminal, la Ménagerie de verre.
LAMENTO
NOTE AU PUBLIC
Partir d’une définition : le « lamento », musique ou chant exprimant
la tristesse, la plainte.
Rêver d’une célébration funèbre en plein air, dispositif qui serait
activé tout au long de la journée par une vingtaine de performers et
qui connaîtrait son point d’acmé à la tombée de la nuit, moment où
vous seriez conviés à le partager.
Célébrer les morts donc, pourquoi pas, mais les vivants aussi, et le
faire en musique et en corps. Comme une lourde pavane, sombre, lente.
Dans un premier temps, avoir imaginé une partition d’actions, de
mouvements et de séquences musicales pour chacune de ces personnes,
devant se dérouler en un temps imparti dont le décompte est apparent.
Avoir envoyé par mail cette partition minimale aux performers,
quelques semaines seulement avant la date de la performance.
Avoir imaginé un temps de répétition court, pour à la fois « entrer »
dans un travail, un univers, mais aussi pour laisser un peu de
latitude, de liberté aux « interprètes », une ouverture à l’autre, aux
autres et à tout événement qui pourrait avoir lieu lors de cette
cérémonie (car cérémonie décidément et pas autre chose).
La partition jouée ici, même « saturée » de corps, sera d’essence
totalement musicale.
Principes d’unissons, de ralentissement ou d’accélération des actions,
de silences, de résonances ou de miroirs spatiaux.
Ce qui m’intéresse beaucoup ici, c’est d’arriver à produire des
moments de tuilage entre les différents matériaux, ce qui aurait comme
résultante de permettre des temps « d’entre-deux », entre le geste
quotidien et l’action performative, sur le principe des zones
liminales de la musique spectrale.
J’ai toujours l’impression, quand je compose une musique ou que
j’écris pour la danse, qu’il existe une tension entre mon intention
d’« écrivain » et la résistance du matériau, ce qui crée une richesse
de conséquences qui me ravissent d’autant plus qu’il est joué,
interprété par une personne vivante, cette dernière forcément soumise
à ses limites et ses imperfections.
Ces « seuils » de perception (celle des performers et la vôtre) seront
d’autant plus grands dans cette performance que le matériau est diffus
et que les espaces de représentation et le vôtre peuvent se confondre.
J’ai donné également quelques outils simples, une couleur
d’interprétation, et deux cadres : celui de la partition (donc le
temps et son déploiement) et celui de l’espace (un carré magique au
sol, mouvant, permettant des trajectoires).
Cette performance me fait rêver à la création progressive d’un
« paysage sous surveillance », d’autant plus libre qu’il aura été
quadrillé, balisé, encadré, soumis au déroulement du temps.
Il y aura une seule action commune à tous, mais de cela, vous n’en
saurez rien avant de l’avoir vue.
Convoquer des fantômes et les installer dans la durée, enfermer les
corps dans des images. Qu’existe-t-il entre ces personnes vivantes
tournant sans cesse autour d’elles-mêmes, qu’est-ce qui a existé entre
eux ?
(Pensée : l’homme vit longtemps quand tout semble mort en lui)
Aurélien Richard
Aurélien Richard
Élève d’Eliane Richepin, de Charles Rosen, conseillé par Florent Boffard et Roger
Muraro, il est titulaire du Diplôme d’État de professeur de piano, Prix Yvonne Loriod-
Messiaen, Prix de la Sacem. Il a été chef de chant à l’Opéra National de Paris, où il a
travaillé avec William Forsythe, Jiri Kylian et Maurice Béjart, ainsi qu’avec les Arts
Florissants, William Christie et Robert Carsen. Il donne de nombreux récitals et
concerts de musique de chambre à travers la France et à l’étranger et se produit
dans les festivals, à la radio et à la télévision. Il a joué à Radio-France, à l’Opéra
Garnier, au Centre national de la danse, à l’IRCAM, au Centre Georges Pompidou,
au Théâtre du Châtelet à Paris. Récemment, il a collaboré avec le quatuor Diotima,
l’ensemble 2E2M et l’Orchestre Les Siècles. Il crée de nombreuses compositions
comme celles de Chrystel Marchand, Miroslav Srnka, Oscar Strasnoy, Florian Parra,
Anthony Girard ou Valery Arzoumanov. Compositeur, il a remporté le prix de la
meilleure création sonore et musicale du 14e Festival de cinéma Côté Court de
Pantin en 2005. Il écrit principalement pour la danse et le cinéma, tout en
composant des pièces strictement musicales. Dans le champ chorégraphique, il
collabore aux projets de l’ensemble l’Abrupt/Alban Richard, ainsi qu’à ceux de David
Wampach, Mickaël Phelippeau, Jonathan Capdevielle, François Chaignaud et Cecilia
Bengolea, Gaël Sesboüé. Il travaille aussi pour le théâtre avec Benjamin Lazar. Par
ailleurs, il écrit ses propres spectacles et performances. Les deux derniers projets,
Hoketus et Limen, ont été créés au Printemps de Septembre à Toulouse et à la
Ménagerie de verre à Paris, repris à la MC2 de Grenoble et au CND à Pantin.
Aurélien Richard enregistre en 2011 l’oeuvre pour piano de Chrystel Marchand pour
le label Skarbo et le « Paradis perdu » de Théodore Dubois pour le label Musicales
Actes Sud.
est pianiste, compositeur et chorégraphe.